Une 28e édition dans le vif de l’émotion

Du 20 au 25 janvier 2015, Biarritz accueille le Festival International de Programmes audiovisuels (FIPA). Un événement qui révèle cette année la porosité croissante des frontières entre pays, arts, scènes et médias.

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François Sauvagnargues, délégué général du FIPA

Alors que des bougies brûlent encore pour Charlie Hebdo, le FIPA ouvre sa 28e édition. C’est dans ce contexte sinistre et cette atmosphère fébrile que le délégué général, François Sauvagnargues, supervise son quatrième festival. Pour lui, celui-ci est une « réponse » au climat d’insécurité qui prévaut désormais dans le pays, dans la mesure où confronter les cultures les unes avec les autres permet de pacifier les sociétés. « L’Aquitaine n’est pas en plan vigipirate écarlate » tente-t-il de rassurer. La programmation fait écho à ces préoccupations qui dépassent désormais le milieu de la création.

130 regards sur la société

Avec 130 films venus de 27 pays différents, le FIPA se veut hétéroclite comme à son habitude. Tous les genres sont mis à l’honneur (documentaires, fictions, séries, comédies musicales, créations digitales…). « Ce sont des films forts qui laissent une trace », confie à ce propos François Sauvagnargues. La tendance  est à « l’histoire vraie », des portraits de « femmes combattantes », des documentaires « rudes » ou « optimistes » et des créations « originales » confinant le public dans un hôpital psychiatrique pour meurtriers ou l’entraînant dans un ailleurs aux sonorités crétoises. Parmi tous ces programmes, un coup de projecteur est particulièrement porté sur le  cinéma australien et les séries anglaises avec la remise de l’EuroFIPA d’honneur à Chris Chibnall, réalisateur de Broadchurch, comme moment fort du festival. La France n’entend pas être la grande absente de l’événement puisque plusieurs productions sont en compétition cette semaine dans toutes les catégories.

Un spectateur acteur

Outre les projections, d’autres moments forts sont attendus comme les trois rencontres organisées avec le public. Parmi eux : Vladimir Fédorovski, écrivain russe vivant en France, ancien proche de Gorbatchev et spécialiste du Kremlin ; Marina Foïs, comédienne venue donner une master-class ; Rémi Pflimlin enfin, président de France Télévisions qui débattra autour des enjeux du service public audiovisuel, un événement que clôturera la ministre de la culture, Fleur Pellerin. Pour la première fois cette année, les spectateurs pourront par ailleurs décerner un prix du public au documentaire de création francophone de leur choix présenté lors du FIPA. Une interactivité de mise, donc, pour cette 28e édition.

 Chloé Le Mao & Célia Genest

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