Ambiance : la croisière s’amuse !

Ce mercredi 21 janvier, la houle fait écho à l’agitation de Biarritz. Les rues sont calmes, bercées par une météo récalcitrante, mais à l’approche des bâtiments un autre drame se joue. Le FIPA lève le rideau et des visages intéressés se tournent vers la scène qui se joue.

10h n’a pas encore sonné que déjà Biarritz s’agite. Comme à son habitude, le FIPA vient tirer de leur sommeil les passionnés de cinéma qu’abrite la ville. Des passionnés qui ne se laissent pas intimider par une brume persistante et des averses rancunières. Chapkas en fourrure, chapeau haut de forme et parapluies colorés sont de sortie.

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Un décor qui ne va pas sans ravir les pupilles de Philippe Haïm, réalisateur de la série En immersion, en compétition dans la catégorie « fiction » cette année. « Je suis à la mer, je trouve ça beau », confie-t-il dans une simplicité qui en dit long sur sa fascination. Originaire de Paris, l’artiste buriné demeure figé à l’entrée du Bellevue, face à la mer qui, en cette matinée pluvieuse, se démène. « Je veux tout voir et rencontrer chaque artiste, continue-t-il. Le festival est avant tout un lieu de rassemblement. Je suis aussi ravi à l’idée de rencontrer une classe d’élèves de quatrième aujourd’hui ! ».

Un enthousiasme que partage un quatuor de seniors à l’intérieur du Casino municipal. Les quatre personnes âgées, en queue de peloton d’une file d’attente resserrée près des hautes baies vitrées de la bâtisse, sont des Biarrots « habitués » des hostilités du FIPA. « Nous apprécions absolument tous les genres, lance Mme Stocchetti, de la série au grand reportage ». Et autant dire que ces aînés ne perdent pas leur temps : chaque espace du festival est analysé, de la « belle » Gare du midi au Royal « dans lequel on est vraiment bien assis ». Un bémol pour le Casino où « les sièges sont inconfortables et il ne reste jamais de place! », remarque Mme Logeais. Justement, les portes de la prochaine séance s’ouvrent, et le joyeux quatuor décampe à toute allure. Pas question de terminer debout cette fois-ci.

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Derrière eux, beaucoup plus détendu, M. Mary parcourt la programmation sagement installé sur l’un des nombreux transats Telerama qui sillonnent le Casino. Mélomane assumé, le vieil homme à la paire de lunettes imposante espère dénicher quelques perles musicales cette année. « Je viens ici depuis trois ou quatre ans pour les comédies musicales que présente le FIPA, raconte-t-il. J’ai particulièrement un faible pour le classique et le jazz. » Un souvenir en particulier? « Il y a deux ans j’ai découvert un documentaire formidable sur les phénomènes musicaux coréens qui envahissent le monde, se souvient-il. La Corée du sud est un petit pays mais avec de grandes ambitions. »

Ce n’est en revanche ni la musique ni le cinéma qui attire au Casino Monsieur Scordia. Tout juste apprécie-t-il « les films d’action ». Quant au FIPA? « J’en ai vaguement entendu parlé sur la télévision », reconnaît-il peu intéressé par le sujet. Il faut dire que le quarantenaire au pull déformé a d’autres chats à fouetter : « Je ne viens ici au casino que pour pouvoir jouer », confie-t-il le mégot éteint encore au bec. Aucunement perturbé par le festival et la pluie, le Bayonnais se détourne, imperturbable. Peut-être prépare-t-il un coup de maître.

Il est 10h, un mercredi 21 janvier, et le FIPA a officiellement lancé sa première matinée. Pour les uns, pas question de se laisser intimider par le froid. Pour les autres, la routine continue.

Chloé Le Mao

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