Biarritz gagne plus de deux millions d’euros grâce au FIPA

A Biarritz, un touriste dépense en moyenne 146 euros par jour. De quoi réchauffer la cité balnéaire malgré la saison d’hiver. A quel point le FIPA soutient-il les finances de la ville ? Enquête sur les retombées économiques de l’événement.

« Ce festival est une bouffée d’air frais pour la ville et a des répercussions économiques sur toute la côte ». François Amigorena, adjoint au maire de Biarritz en charge de l’économie et du tourisme, n’hésite pas à le dire . Selon l’Office du Tourisme, un touriste dépense en moyenne 146 euros par jour à Biarritz. Or durant les cinq jours sur lesquels se déroule le FIPA, la ville accueille plus de 2000 festivaliers, 1000 écoliers et 400 étudiants en audiovisuel ou en journalisme. En y ajoutant un nombre, difficilement quantifiable, de touristes venus spécialement pour l’occasion, François Amigorena estime le total des retombées directes à « plus de 2 millions d’euros ».

Gain de notoriété

Les bénéfices sont donc colossaux, sachant que le FIPA est financé en grande partie par des subventions municipales à hauteur de 200 000 euros environ. Pour l’adjoint au maire, ce type d’événements culturels représente un modèle remarquable de développement touristique : « Il permet d’attirer du monde à peu de frais, en s’évitant une campagne de publicité extrêmement coûteuse, explique-t-il. De plus, la télé est un domaine qui intéresse beaucoup de monde, et l’événement est bien relayé par la presse locale et nationale ». En termes de gains de notoriété, l’opération est très efficace. De quoi donner des idées pour la suite. L’élu reconnaît avoir d’autres projets dans les cartons, afin de faire de Biarritz « une ville vivante douze mois sur douze ».

En se baladant sur la Grande Plage, déserte, on se dit qu’on en est quand même loin. Rien ni personne ne vient perturber la course des vagues, qui s’échouent sur la plage en brisant le silence. Le public se concentre sur les lieux de festival, la gare du Midi, le casino, l’Espace Bellevue. En ville, ce n’est pas la cohue. Mais en poussant la porte des cafés et des commerces, on se rend compte que Biarritz connait une effervescence inhabituelle. « Il y a plus de monde que d’habitude, les gens viennent faire leur balade entre deux films », assure une vendeuse des Galeries Lafayette, situées à deux minutes à pied du casino. Même son de cloche au salon de thé Miremont, plein comme un œuf. Cet établissement vieux d’un siècle et demi a conservé son allure d’antan : il est pour les festivaliers à la fois une attraction touristique et un lieu de restauration.

Des touristes moins fortunés

Même dans les endroits moins huppés, comme chez Food Marie, une hausse de la fréquentation est constatée. Marie, jeune femme joviale et bavarde, tient ce snack depuis plusieurs années. Il lui semble que « cette fois, il y a plus de monde qu’avant ». Pour elle le FIPA est une aubaine. « Depuis trois jours, je fais 50% de chiffre d’affaires en plus par rapport au reste du mois. Aujourd’hui, j’ai frôlé les chiffres de la première quinzaine de juillet », s’enthousiasme-t-elle.

La preuve que le public du FIPA ne se nourrit pas uniquement dans les grands restaurants. Même chose du côté des hôtels : le public se répartit désormais « sur l’ensemble de l’offre hôtelière », selon l’adjoint au maire. On constate ainsi, parallèlement à la hausse des fréquentations, une baisse de la moyenne des dépenses des touristes qui révèle une démocratisation progressive du Festival. La preuve, la responsable du vestiaire de la Gare du Midi nous assure n’avoir vu « qu’une seule fourrure de la journée ».

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