« L’oscar du meilleur son, tout le monde s’en fiche mais il existe ! »

Baptiste Waneukem, 18 ans, et Arthur Laborderie, 22 ans, sont deux étudiants du BTS Audiovisuel du Lycée Cassin, à Biarritz. Ils étaient évidemment sur les lieux du Festival international de Programmes Audiovisuels, et nous parlent de leurs études. Deux parcours différents, une même passion.

© Sarah Paillou

Arthur et Baptiste

En voyant le minuscule micro Sony posé sur la table du café, les deux jeunes ne peuvent s’empêcher de sourire et d’échanger un regard complice. Depuis qu’ils ont intégré en septembre dernier le BTS Audiovisuel en métiers du son, ce matériel amateur les amuse.

Le travail du son est une évidence pour Baptiste depuis sa troisième. A 15 ans, il fait un stage avec son oncle, ingénieur du son. C’est à ce moment qu’il comprend que le domaine de l’audiovisuel sera sa voie. Tout sourire, il raconte sa joie de faire ce qu’il aime : « On a une grande liberté, on fait ce qu’on veut ! En même temps, on est vraiment bien encadrés, nos professeurs sont très disponibles ».

Arthur s’est un peu plus cherché. Passé par une fac de physique, d’anglais, puis de musicologie, il a finalement rejoint les rangs des passionnés du sonore. « La musique a toujours été très importante pour moi, je fais de la guitare depuis que j’ai 12 ans, confie-t-il de sa voix grave. En physique, c’était trop technique. Aujourd’hui, j’ai vraiment trouvé l’alliance de la technique et de l’artistique, et c’est ce qui est passionnant ». Avec sa grosse barbe et sa petite queue de cheval, il apparaît comme « le papa » de la promotion, explique Baptiste. La remarque fait rire Arthur : « Mais je suis complètement immature, donc ça se passe très bien avec les plus jeunes ! ». Pourtant, il faut déjà penser à l’avenir.

Et après ?

Baptiste voudrait devenir ingénieur du son pour des documentaires, mais il est aussi attiré par la création sonore. « Le bruit du sabre laser de Star Wars, ça c’est culte ! C’est une invention totale, un son qui n’existait pas avant le film. Pouvoir créer un son, c’est ce qui m’intéresse. » s’enthousiasme-t-il. Mais il se laisse du temps pour se trouver : « On a deux ans pour trouver quelle plus-value on peut apporter aux réalisateurs, notre truc en plus. C’est vraiment pendant le BTS qu’on peut s’épanouir ». Il aimerait travailler, après avoir obtenu son diplôme, puis peut-être reprendre les études, en intégrant des écoles supérieures de l’audiovisuel. Arthur veut devenir sound designer pour les jeux vidéos : « C’est parce que je suis un geek ! » assume-t-il en riant. Ils acceptent parfaitement le fait de devoir rester dans l’ombre, par rapport au réalisateur ou aux acteurs. Baptiste résume finalement : « L’oscar du meilleur montage de son, tout le monde s’en fiche ! Mais il existe… ».

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